Départ en poste : le résumé de la matinée mobilité du 24 mai

La matinée mobilité de l’AFCA a accueilli le 24 mai dernier des adhérents et des conjoints d’agents qui partent en poste prochainement. Lors de cette matinée, les représentants d’AL Conseil, de la Banque Transatlantique, de la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes et de la Caisse des Français de l’Etranger ont délivré des informations utiles aux participants.

DEMENAGEMENT

Abordant l’étape déterminante du déménagement, Aurélie Lacoste, d’AL Conseil, a présenté son activité de conseil pour tout ce qui concerne les déménagements, les expéditions et le fret aérien, maritime, routier (au départ de France, de l’étranger vers la France et de poste à poste). Ayant de nombreuses années d’expérience dans ce domaine, dont 25 ans à l’agence de voyages du Ministère, elle connaît bien les spécificités de chaque destination et les prestataires du secteur et aide les candidats au départ à trouver les solutions adaptées à leurs besoins. « Mon conseil est gratuit : j’intègre ma commission dans le devis », précise Aurélie Lacoste. AL Conseil propose aussi à ses clients des services d’expéditions, de stockage et de garde-meubles.

Aurélie Lacoste a rappelé que l’ICR (Indemnité de changement de résidence) est versée aux agents partant en poste pour leur permettre de financer leur déménagement ou d’acheter du mobilier sur place. Basée sur un poids et un tarif IATA de fret aérien, l’ICR est calculée selon la composition familiale, la destination et le grade de l’agent.

« Si vous voulez emporter des meubles, de la literie, de l’électro-ménager, il faut faire une expédition, par fret routier ou maritime. Il est important d’anticiper, de préparer un inventaire bien détaillé et chiffré de ce que vous emportez, surtout pour les objets qui vous tiennent à cœur, en cas de litige avec le déménageur pour l’assurance », souligne-t-elle.

Pour celles et ceux qui comptent utiliser le fret maritime, Aurélie Lacoste invite à faire attention aux délais annoncés, parfois très vagues. S’il s’agit d’un petit déménagement, elle recommande l’utilisation de cantines métalliques, généralement vendues par lots de deux (contenance de 80, 90 ou litres).

Dans le cas du fret routier, il faudra vérifier que le portage est inclus dans le devis fourni par l’entreprise et que l’accès au nouveau logement est facile car l’utilisation d’un monte meubles fera l’objet de frais supplémentaires.

S’il s’agit d’un déménagement important, une visite technique sera nécessaire pour évaluer le cubage. Pour l’acheminement, il faut compter entre 4 et 6 semaines selon le type de déménagement et la destination.

Il est possible d’acheter des articles neufs (de l’électro-ménager, par exemple) qui seront transportés avec le déménagement et de récupérer la TVA sur ces achats : si c’est le fret aérien qui a été choisi, Aurélie Lacoste souligne qu’il faut voir si le fournisseur peut livrer directement en zone aéroportuaire et s’il est possible de payer les articles hors taxes, sinon la détaxe sera faite après le passage en douane. Lors de l’achat, il faut préciser au fournisseur qu’on part pour telle destination et demander que la facture soit établie à votre nom, avec l’adresse : Ambassade de France à …. Pour récupérer la TVA sur ces achats neufs, il faut que ces achats soient réalisés au maximum 3 mois avant le départ.

Le groupage peut paraître avantageux (le fait de regrouper les déménagements de plusieurs personnes dans un même container de 20 pieds, d’une capacité de 30 mètres cubes). Mais Aurélie Lacoste estime que cette solution n’est intéressante que si l’on connaît la ou les autres personnes qui partagent le container et surtout si celles-ci ont le même statut que vous, car « il faut que tout le monde soit en règle pour pouvoir dédouaner le container ». En effet, les délais pour obtenir les documents nécessaires sur place peuvent varier selon le statut des personnes (expatriés pour une entreprise privée, expatriés pour une administration ou pour l’Etat, expatriés indépendants…). En cas de groupage, les personnes devront contracter des assurances séparées pour éviter le risque de décharge de responsabilité.

Selon Aurélie Lacoste : “L’idéal est d’obtenir des informations du poste où vous allez, qui vous aideront à décider ce qu’il est judicieux d’emporter”. Les fiches de poste disponibles sur Diplonet et les collègues sur place peuvent fournir des informations à ce sujet.

Elle met en garde contre les entreprises de déménagement qu’on peut trouver sur internet et recommande de choisir une entreprise qui vous a été recommandée.

Contact AL Conseil :
Tél : 01 45 18 18 98
Courriel : a.lacoste@aurelielacosteconseil.com
Site : www.aurelielacosteconseil.com

FINANCES ET PATRIMOINE

Silvia Pombo Gaspar et Geoffroy Arlandis ont ensuite présenté la Banque Transatlantique (BT), filiale du Crédit Mutuel CM11, et son accompagnement dédié aux agents du Ministère et leurs familles en France et à l’étranger.

Les représentants de la Banque Transatlantique ont notamment présenté les différents sujets sur lesquels il convient de s’interroger avant un départ en poste :

1) Adapter sa gestion bancaire à l’international  :
- optimiser les coûts des virements internationaux ;
- détenir des moyens de paiement internationaux ;
- s’assurer que sa banque dispose d’outils de communication adaptés à l’éloignement ;
- simplifier ses relations bancaires (limiter le nombre d’interlocuteurs pour faciliter la gestion à distance).

« Théoriquement, nous recommandons d’ouvrir un compte bancaire à l’étranger, encore faut-il pouvoir le faire. Pour faciliter votre installation dans le pays d’accueil et votre gestion bancaire quotidienne, nous vous recommandons des banques locales adaptées dans de nombreux pays, et facilitons vos mouvements bancaires internationaux, et ce, même dans des zones dites « à risques » , a souligné Geoffroy Arlandis.

Pour ses clients à l’étranger, la Banque Transatlantique propose l’offre CAP Transat CIC, qui prévoit notamment : la recommandation auprès d’une banque locale, 12 transferts de fonds exonérés de frais d’émission et de commission de change dans les principales devises, une carte bancaire internationale sans commissions CIC/BT sur les retraits et paiements partout dans le monde (hors frais locaux) et la gestion de compte en ligne, via Filbanque.

2) Adapter son patrimoine  :
- immobilier : s’interroger sur la pertinence de conserver (louée ou non) ou de vendre sa résidence principale pendant la durée de l’affectation, en tenant compte des conséquences fiscales ; adapter le montant des échéances de ses emprunts immobiliers ;
- adapter le montant des versements sur les produits d’épargne volontaire.

3) Réfléchir à de nouveaux projets, notamment pour développer et diversifier son patrimoine :
- Financer son installation dans le pays de résidence ;
- Diversifier ses supports d’épargne et constituer une épargne de précaution pour faciliter le retour en centrale, constituer un complément de revenus au moment de la retraite, etc. ;
- Investir dans l’immobilier (le financement sera adapté à la variation des traitements des agents).
- Anticiper son retour en France.

4) Penser à protéger sa famille :
- réfléchir à des solutions d’épargne (assurance-vie, par exemple) ou à des investissements immobiliers pour compenser la perte de revenus du conjoint ;
- mettre en place un contrat de prévoyance ;
- adapter sa complémentaire santé.

« Au-delà de l’analyse objective du banquier, il est important d’intégrer des aspects plus subjectifs tels que vos projets, vos budgets et ceux de votre famille. Les échanges réguliers avec votre banquier permettent cette confrontation et la mise en place d’une stratégie patrimoniale sur le long terme », a précisé Geoffroy Arlandis.

Pour toute information complémentaire, vos contacts à la Banque Transatlantique :
- Silvia Pombo Gaspar, Chargée d’affaires - Développement Clientèle privée et partenariats
Tél : 01 56 88 75 15
silvia.pombogaspar@banquetransatlantique.com

- Geoffroy Arlandis, Directeur adjoint du département Diplomates et Hauts fonctionnaires
Tél : 01 56 88 74 04
geoffroy.arlandis@banquetransatlantique.com

- Développement Clientèle privée et partenariats
Tél : 01 56 88 73 76
btcontact@banquetransatlantique.com

SANTE

Eric Meadmore, de la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes (MAEE), a ensuite présenté les services de la MAEE, guichet unique Mutuelle et Sécurité sociale en France et à l’étranger, seule mutuelle référencée auprès du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères depuis 2009.

Eric Meadmore a expliqué que les agents qui vont partir en poste doivent le signaler au centre de sécurité sociale 533, qui est géré par la MAEE. L’agent qui est déjà adhérent de la MAEE pour la complémentaire santé en France doit envoyer son arrêté d’affectation pour passer à l’offre Etranger (les montants de cotisations sont différents). La MAEE propose à ses adhérents 3 formules différentes s’ils sont en France et une s’ils sont à l’étranger, avec des cotisations calculées en fonction du traitement indiciaire brut de l’agent. A l’étranger, le complément de la Mutuelle porte le remboursement total à 90% de la dépense réelle et à 100% lorsque la garantie assistance médicale (IMA) est mise en œuvre, notamment en cas d’hospitalisation.

Le conjoint d’agent qui ne travaille pas en poste peut devenir l’ayant-droit de l’agent et doit alors s’inscrire au Centre 533. S’il exerce une activité professionnelle, le conjoint devra s’affilier à la Caisse des Français de l’Etranger ou auprès d’une caisse locale pour la sécurité sociale, mais il pourra adhérer à la MAEE pour la complémentaire santé. La cotisation du conjoint-ayant droit à l’étranger représente 50% de la cotisation mutuelle du membre actif. La cotisation est gratuite pour les enfants de moins de 20 ans.

La MAEE s’appuie sur le réseau Inter Mutuelles Assistance (IMA), qui offre une prise en charge intégrale (aucun frais à débourser pour un rapatriement sanitaire par exemple).

Eric Meadmore a souligné que pour les adhérents à la MAEE qui sont en poste, le pays d’affectation et la France sont les deux seuls pays où ils peuvent se faire soigner. S’ils partent en congés et doivent subir des soins inopinés et urgents, ces soins pourront être pris en charge mais il faudra le signaler à la MAEE. Par contre, la MAEE ne prendra pas en charge des soins programmés dans un pays autre que la France et le pays d’affectation.

Les taux de cotisation à la MAEE dépendent des moyens financiers des agents. Les nouveaux adhérents à la MAEE ayant moins de 34 ans bénéficient de 50% de réduction.

Le représentant de la MAEE a aussi attiré l’attention des conjoints sur le fait que toutes les spécialités médicales ne sont pas forcément remboursables. Pour savoir si une spécialité fait partie de la classification commune des actes médicaux, on peut se renseigner auprès de la MAEE.

Aux Etats-Unis, la MAEE travaille avec TCS, un prestataire d’Inter Mutuelles Assistance qui dispose d’un réseau de médecins, de pharmaciens et d’établissements avec lesquels les tarifs sont négociés. Dans les autres pays, les adhérents à la MAEE peuvent aller chez le médecin de leur choix.

Contacts à la MAEE :
Téléphone : 01 43 17 54 00
Courriel : secretariat@maee.fr
Internet : www.maee.fr
- Christelle SIMON (adhésions Mutuelle) : tél : 01 43 17 54 72.
Courriel : csimon@maee.fr

PROTECTION SOCIALE - RETRAITE

Sophie Matias, de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), a ensuite présenté la CFE, organisme de sécurité sociale qui propose une protection sociale de base aux Français installés à l’étranger.
Les conjoints d’agents qui travaillent lors de leur séjour à l’étranger ne peuvent être ayants droits et bénéficier de la sécurité sociale de l’agent. Ils devront donc avoir une couverture locale, dans le pays de résidence. S’ils estiment que cette couverture sociale n’est pas satisfaisante, ils peuvent aussi s’affilier à la CFE. Aux conjoints qui ne peuvent plus être ayants droits, Sophie Matias recommande de s’affilier dans les trois mois qui suivent car des délais peuvent s’appliquer pour le droit au remboursement des prestations.

Sophie Matias a également expliqué comment les conjoints, quelle que soit leur nationalité, peuvent continuer à cotiser pour leur retraite lors d’un séjour à l’étranger pendant lequel ils ne travaillent pas :
- en tant que parent chargé de famille, s’ils ont au moins un enfant de moins de 20 ans à charge au moment de l’adhésion et peuvent justifier de 5 ans d’inscription à un régime obligatoire français de sécurité sociale (pour une cotisation trimestrielle de 888 €),
- ou : en tant qu’ancien assuré obligatoire, s’ils ont été salariés en France au moins 6 mois et sont expatriés depuis moins de 6 mois (pour une cotisation qui prend en compte les revenus des 6 derniers mois avant le départ).

Sophie Matias conseille aux conjoints qui veulent adhérer à l’assurance vieillesse de la CFE de le faire au moment du départ en poste car le rachat ultérieur de trimestres de cotisations à la retraite sera beaucoup plus onéreux. « Il faudra faire des choix. Si on choisit de continuer à cotiser pour sa retraite, il vaut mieux le faire dès le premier départ en poste et s’en tenir à ce choix. Si on compte cotiser, il vaut mieux le faire en temps réel car le rachat de trimestres est très coûteux », souligne Sophie Matias.

Elle conseille aux conjoints qui peuvent cotiser en tant qu’ancien salarié en France de se poser au préalable la question suivante : « Est-ce que cela vaut la peine de prendre en compte mon ancien salaire ou de cotiser au minimum ? ». Actuellement, la retraite de base est calculée sur la base des 25 meilleures années de la carrière professionnelle.

Pour les conjoints d’agents qui partent dans des pays de l’Union européenne, il n’est pas forcément pertinent de cotiser à la CFE. Avec certains pays hors UE, la France a conclu des accords bilatéraux mais il faut se renseigner sur leur application et faire attention au non-cumul des accords. Pour plus d’informations sur ce sujet, contacter le CLEISS via le site ww.cleiss.fr

Contact à la CFE  :
Téléphone : depuis la France : 01 64 71 70 00
Depuis l’étranger : (+33)1 64 14 62 62
Bureau d’accueil de la CFE à Paris : 12, rue de la Boétie - Paris, 8e (lundi-vendredi : 9h – 16h45).

Site : www.cfe.fr

Sophie MATIAS : smatias@cfe.fr

Page mise à jour le jeudi 31 mai 2018